Julie Snyder nous force à réfléchir sur le financement culturel

Julie Snyder - Argent

Une tempête dans un verre d’eau?

Julie Snyder a annoncé hier la fin des activités télévisuelles de Productions J. Malgré le côté inévitablement tragique de ce genre d’événement, dans le sens que c’est le dernier chapître d’une entreprise à succès bâtie par une grande femme du Québec, j’ai quand même un peu de misère à sympathiser complêtement.

Dans le sens, est-ce que la réaction de mettre complêtement fin aux activités tv en raison de l’impossibilité d’obtenir l’aide financière n’est pas un peu forte pour une entreprise qui semble être une des plus solides de l’industrie? Est-ce qu’elle dépend de l’aide financière au point où elle est incapable de se débrouiller sans?

C’est certain que ce n’est pas évident de se financer en culture, plusieurs artistes de la relève peuvent en témoigner, mais c’est faisable.. surtout si on bénéficie de la notoriété d’une Mme Snyder! Le sociofinancement pourrait être particulièrement intéressant pour une telle personnalité… Et il ne faut pas oublier l’argent versé par TVA pour la diffusion, ça ne doit quand même pas être négligeable.

Quand Julie Snyder s’inspire de Taylor Swift

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec l’histoire de Taylor Swift qui voulait retirer sa musique du nouveau service de musique en ligne de Apple parce qu’elle ne trouvait pas juste la rétribution versée aux artistes, résultant en une modification du système. La façon de faire… la conférence de presse où elle se dit “forcée” de cesser les activités tv de sa compagnie, le timing en campagne électorale… ça fait louche un peu.

Mais bon… en bout de ligne, l’objectif est bon: repenser le financement dans le domaine de la culture.. il est temps que ça ce passe. On dirait qu’on a mis cette question un peu de côté ces dernières années, le temps qu’on s’adapte au numérique, mais il serait peut-être temps qu’on en reparle hein?